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L'extraction minière des sables bitumineux implique la destruction de 
la forêt boréale sur de vastes superficies.

L'extraction minière des sables bitumineux implique la destruction de la forêt boréale sur de vastes superficies.

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Une superficie de 4,3 millions d’hectares de forêt boréale recouvre les sables bitumineux, et elle est soumise à la coupe à blanc pour que les sociétés pétrolières puissent avoir accès aux sables sous-jacents. On a décrit la forêt boréale comme constituant les poumons de notre planète; or, l’exploitation des sables bitumineux menace de détruire, dans cette forêt, une zone aussi grande que la Floride.

La forêt boréale est un écosystème extrêmement complexe qui compte une énorme variété de plantes et d’animaux, dont l’ours grizzli, le carcajou, le caribou des bois et plus d’un milliard d’oiseaux. Elle représente plus de 25 % de toutes les forêts anciennes restantes sur la planète et elle est une source d’eau propre pour des millions de Canadiens. La forêt boréale abrite des centaines de collectivités des Premières Nations qui dépendent d’elle pour leur nourriture, leurs emplois et leurs pratiques traditionnelles. Bon nombre des zones actuellement exploitées dans cette forêt font l’objet de litiges liés aux revendications territoriales.

La forêt boréale a aussi une valeur particulière en tant que puits de carbone : ses arbres et ses sols en séquestrent plus de 47 milliards de tonnes. Lorsque des parties de la forêt sont coupées à blanc et les sols sont perturbés par la machinerie lourde, le carbone séquestré est libéré dans l’atmosphère, ce qui contribue à aggraver le réchauffement de la planète. Malheureusement, l’exploitation non durable, notamment celle des sables bitumineux, impose un lourd tribut à la forêt boréale. Par exemple, les populations de caribous des bois, espèce menacée de disparition, ont fortement diminué en Alberta à cause de la perte d’habitats dans la forêt boréale.