Dans la Forêt du Grand Ours, on retrouve des fjords majestueux
et des paysages à couper le souffle. La forêt est peuplée de sapins,
d’épinettes et de cèdres géants. Les sous-bois humides sont couverts de
mousses et de fougères délicates. Les saumons viennent frayer dans
l’eau pure des rivières. La biomasse (le poids des matières organiques)
de la Forêt du Grand Ours est quatre fois supérieure à celle des
régions comparables de la jungle
amazonienne.
La vie animale de la
Forêt est extrêmement diversifiée, mais elle doit son nom à ses plus
célèbres habitants : les ours. On y retrouve des grizzlys, des ours
noirs et le fameux « Spirit Bear », un ours blanc (de la famille de
l’ours noir).
Depuis le début des années 1990, Greenpeace travaille avec acharnement pour protéger la forêt pluviale du Grand Ours contre les coupes forestières abusives, et la tâche est loin d’être terminée. Nous avons mené une campagne sur plusieurs fronts : négociation d’engagements écologiques avec des acheteurs de produits forestiers à travers le monde, actions directes non-violentes menées par des milliers d’activistes, gestes courageux des Premières Nations pour protéger leurs territoires traditionnels, négociations longues et ardues au sein des conseils d’administration de nombreuses entreprises. Ces actions ont porté fruits, mais le travail n’est pas terminé.
Avec nos précieux alliés, nous voulons notamment continuer à alimenter le débat en obtenant des avis scientifiques indépendants, faire la promotion d’un système de certification et de politiques d’achat responsables et contribuer à l’instauration d’une économie locale florissante, basée sur la conservation. Dans toute la région de la Forêt du Grand Ours, il faut implanter des solutions permanentes, établir un vaste réseau de zones protégées, transformer les pratiques forestières en fonction du développement durable et veiller au bien-être et au développement économique des populations locales.